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Quel danger réel présentent ces maladies pour des marronniers?
Elles concernent lapparence esthétique et la fonction de pourvoyeur dombre. Les marronniers se croient en automne alors quon est (encore) en été! Leurs feuilles brunissent et tombent prématurément. Lorsque les infections sont sévères, les arbres ont lair brûlés. Si lattaque se répète pendant plusieurs années successives, laffaiblissement de la croissance des jeunes arbres est possible. Néanmoins les maladies nattaquent que des feuilles et les tissus corticaux, ninfluencent pas le bois et donc ne mettent pas en danger la stabilité de larbre. Leur importance est souvent surestimée. Si cela se produit une fois, larbre le surmonte facilement. Même des attaques répétées plusieurs années de suite ont rarement des conséquences graves.
Faut-il abattre des arbres atteints par ces maladies?
Lavis des experts est clair: «La lutte contre elles nimplique nullement labattage des arbres atteints!» Les arbres ne sont donc pas atteints dans leur stabilité et ne présentent donc aucun caractère de dangerosité. Labattage ne doit être considéré donc quen ultime recours en cas de perte de stabilité et de dangerosité avérée, notamment par un test de résistance mécanique pratiqué à laide dun résistographe.
Peut-on soigner les marronniers malades et comment?
Oui. Ces maladies sont récentes, la dangerosité est souvent surestimée et des remèdes existent! Une solution plus efficace est le ramassage et la destruction régulière des feuilles mortes en hiver, puis leur incinération ou compostage. Il existe aussi des traitements chimiques et biologiques avec efficacité prouvée (système de piégeage phéromone.) lélagage correct avec lapposition de goudron sur les cicatrices et larrosage régulier pendant les périodes chaudes est essentiel pour des arbres. LUnion Européenne a financé le projet CONTROCAM qui rassemble des centres de recherche multinationaux et vise à traiter la maladie et à protéger les marronniers des villes. Plusieurs villes en France, Suisse, Italie, Allemagne, Canada etc. ont déjà pris contact avec ses centres pour envisager un traitement de leur marronniers. Cela signifie que le processus peut être éradiqué si lon sen donne lintention et les moyens.
Les arbres malades, peuvent-ils guérir?
LArbre est un Etre Vivant! Comme nimporte quel être, larbre malade tout dabord doit être soigné correctement et peut guérir. Il est capable également de développer à un certain moment son propre système immunitaire qui lui permet de combattre seul la maladie. Différentes techniques de revitalisation ainsi que les suivis physiologiques ont été mis au point par des chercheurs wallons de Gembloux pour permettre daugmenter la capacité dautodéfense des arbres et combattre le stress et les phénomènes de dépérissement dans lenvironnement urbain.
Y-a-t-il des marronniers malades en Belgique?
Depuis 1999, on observe en Belgique une maladie des feuilles du marronnier. Pendant lété 2000, 2002 et 2003, elle sest propagée également à Bruxelles. Certaines communes et villes (Waterloo, Anvers) ont déjà adopté des mesures pour soigner et protéger leurs marronniers (et non les abattre!).
Tous les marronniers en Belgique, sont-ils concernés?
Absolument pas! La présence de ces maladies est fort variable suivant les sites. Dans Bruxelles, la fréquence peut être importante à un endroit et nulle ailleurs. Toutes les espèces ne sont pas également sensibles à lun ou à lautre de ces maux : on a le plus souvent retrouvé le problème sur les jeunes arbres et plus rarement sur arbres âgés. Il subsiste encore un grand nombre de marronniers absolument sains et superbes!
Ces maladies, ont-elles déjà été observées à lavenue Winston Churchill?
Mais non! Les experts forestiers, y compris le bureau détudes français «Arboriconseil» qui a réalisé deux expertises commandées par la Région en 2003 et 2006, ny détectent pas trace de maladies. Si dans leurs rapports ils analysent théoriquement les particularités de nouvelles maladies en évoquant lhypothèse (!) quelles pourraient toucher les marronniers, ceux de lavenue Churchill affichent une forme surprenante, et ils précisent expressément que:
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Réf. scientifiques: INRA (Institut National de la Recherche Scientifique-France), le contrat CONTROCAM; site Plantes sauvages; maladies.plantes sauvages.free.fr ; maladie cameraria, site wsl.ch/Forest/ws. Service phytosanitaire dobservation et dinformation. Institut fédéral de recherches WSL de Birminsdrof; Biobest biological systems, etc. M. Alain Bultreys. Centre wallon de recherches agronomiques de Gembloux; Département Biotechnologique du CRA-W ; Vallée dAoste, Loi régionale n°30 du 21.8.1990 sur la protection des arbres monumentaux; conclusions de CONTROCAM; Marc Arazi, Newsletter de ACN; conclusions du Centre de Foresterie de latlantique (SCF Canada), Dr Sven Bacher, Zoologische Institut Universitât Bern et Université de Neuchatel, etc.