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Historique | S.O.S. Démocratie!

S.O.S. Démocratie en la Région de Bruxelles-Capitale!

Bruxelles | 23.03.2007

Réagissons ensemble!

Le 12 mars, la Région a délivré un permis d’abattage de 152 arbres!

Notre association est née de la décision de la Région d’abattre 310 marronniers avenue Churchill, afin de permettre la réalisation de travaux de réaménagement routier permettant le passage des nouveaux trams de la STIB, encore plus longs et plus larges que les trams actuels, et éviter les frais d’entretien des arbres, décision prise au mépris total de l’avis exprimé par la population depuis la réunion de la Commission de «concertation» organisée par la Commune d’Uccle le 28 juin 2006.

Nous avons exprimé notre position dans une lettre recommandée adressée au Gouvernement déjà en août 2006 et via une PETITION que nous avons rédigée et partagée avec le Comité de quartier «Longchamp-Messidor» pour permettre à cette asbl de réanimer son activité et de défendre avec nous l’avis des riverains.

Nous demandions au Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale:

  • de reconnaître l’avenue Churchill avec l’ensemble de ses marronniers comme «Monument Naturel» faisant partie de notre patrimoine urbain qui doit être préservé et protégé en concertation avec les citoyens;
  • l’abandonner définitivement de tout projet d’abattage des arbres lié aux réaménagements routiers;
  • de maintenir et de soigner les marronniers dans les règles de l’art via une société indépendante de la STIB;
  • de replanter des marronniers de même essence à la place des arbres abattus sur la période 2002-2006.
  • Vous avez été très nombreux à soutenir notre demande tout en partageant notre approche et nos sentiments. Nous avons déjà reçu et déposé au Cabinet du Gouvernement de la Région, 1549 signatures de soutien de cette action en vue de maintenir la totalité des marronniers et nous continuons à en recevoir jour après jour.

    Ces derniers mois, nous avons également assumé une série de devoirs dont

    la mise en place d’une stratégie conceptuelle après l’étude documentaire et des recherches scientifiques; les démarches et des courriers auprès du Gouvernement de la Région et des responsables politiques; la consultation de deux cabinets d’avocats connus à Bruxelles (Gilson de Rouvreux et Cambier), chargés dès octobre 2006, d’examiner la situation juridique et d’entreprendre la défense des intérêts des riverains en justice.

    Grâce aux démarches de nos avocats, nous avons obtenu communication officielle de l’ensemble des pièces des dossiers administratifs en ce compris trois rapports d’expertises, toujours gardés confidentiels, ce qui nous a permis de découvrir l’existence d’un projet de réaménagement de cette avenue indépendamment de l’état des marronniers ainsi que la véritable stratégie de leur destruction mise en place par la Région. (Consultez ces rapports d’expertise ainsi que d’autres pièces du dossier de la Région sur notre web site)

    C’est pourquoi, nous n’avons pas approuvé des initiatives prises sans mandat au nom du comité «Longchamp-Messidor» de conclure «un accord séparé» avec les autorités régionales permettant l’abattage des arbres.

    Restant fidèles à nos engagements pris en la Pétition, nous nous sommes opposés à la décision d’abattage partiel, que la Région imposait à la Commune d’Uccle. Par notre action en référés du 20 février nous avons demandé de désigner un expert judiciaire indépendant de toute pression chargé d’établir les critères objectifs de «dangerosité» prétendue des arbres ainsi que de «l’urgence» déclarée de leur abattage. Cette action est en délibéré et nous attendons la décision.

    Si nous considérons la sécurité des gens comme prioritaire, nous nous opposons à la désinformation et à la manipulation des citoyens par les autorités afin de justifier leurs projets tout en refusant tout dialogue avec les riverains. Nous considérons le recours à la justice comme l’ultime moyen réel à opposer à leur politique.

    Via l’information recueillie par nos avocats, nous avons en effet constaté que la Région avait exercé une véritable pression sur la Commune d’Uccle pour obtenir l’abattage de 15 arbres, laquelle n’a disposé que de deux jours pour faire procéder à une contre-expertise. Cette étude des 19 et 22 janvier derniers, ne constate AUCUNE trace des maladies évoquées par la Région et ne confirme en RIEN l’urgence d’un abattage. Seuls des dégâts causés par maltraitance due à la STIB sont constatés et 5 arbres (au lieu de 15 ou 9!) sont déclarés comme «potentiellement dangereux», sans que l’on définisse précisément ce qu’est un «arbre dangereux». En ce qui concerne les 4 autres, condamnés par la Commune, les experts conseillent «un suivi régulier dans le temps (qui n’a pas pu être réalisé dans le cadre de cette étude) permettant une évaluation avec précision». Ils conseillent de procéder à l’abattage seulement «en cas d’évolution négative rapide».

    Les experts saisis par la Commune, en soulignant «les capacités des arbres à mobiliser leurs barrières de défense naturelle», indiquent que la période hivernale et l’insuffisance de temps, n’ont pas permis d’utiliser toutes les méthodes nécessaires pour un examen sérieux. Pour certains arbres, ils ont suggéré l’abattage parce qu’ils n’ont pas eu le temps nécessaire pour apprécier leur vitalité! C’est pour cette raison notamment, que nous avons demandé en justice une expertise indépendante.

    Mais la question principale est de savoir pour QUI et POURQUOI le temps presse et pourquoi SEULEMENT à l’avenue Churchill?

    Comme il ressort de documents administratifs, depuis juin 2003, AVANT (!) toute expertise, la Région avait déjà décidé l’abattage de la TOTALITE (!) des arbres de l’avenue Churchill en vue de renouvellement de la voirie et des plantations (budget a été estimé à 2 930 000 €). Tout le reste depuis, les expertises comme les discours, n’ont cherché qu’à donner un alibi crédible à l’abattage.

    Au mépris de l’action en cours, de toutes les déclarations faites depuis des mois qu’il n’y aurait pas d’abattage massif, et alors que le Gouvernement s’engageait par une décision pendant la procédure de référés en cours, à suspendre tout abattage, un permis d’urbanisme d’abattage de 152 arbres était délivré le 12 mars! Pire encore, à l’audience du 14 mars l’avocat de la Région a déclaré qu’il ne s’agissait que de la PREMIERE phase avant les autres phases (prévues depuis 2003!) visant la TOTALITE des marronniers!

    Dans ce contexte de manipulation totale de l’opinion, de la cacophonie voulue des déclarations faites mais toutes destinées à masquer des intentions inchangées depuis 2003 d’abattre TOUS les arbres, pour nous, les riverains, ne reste qu’un seul moyen de faire entendre et valoir notre voix: l’engagement et la poursuite d’actions en justice.

    Nous devrons inévitablement engager une action devant le Conseil d’Etat, indépendamment des procédures actuellement en cours. Nous envisageons également une action contre la STIB pour les détériorations constatées aux arbres (élagages sévères, meurtrissures des écorces, coupe de racines, étêtements sauvages contre toutes les règles de l’art, etc.) effectués avec la complicité bienveillante de la Région. Cette dernière, bien que responsable de la maintenance correcte des arbres sur ses voiries, ne fait RIEN depuis des années pour soigner les marronniers, alors qu’elle est clairement informée que les problèmes des arbres trouvent leur cause dans les faits précités. Toutes les expertises sont concordantes à ce sujet.

    En définitive on se demande si le principal parasite qui attaque les arbres de l’avenue, ne serait pas la STIB!

    Les actions en justice, publication et distribution des tracts, outre les autres démarches, sont assumées par nos fonds propres et un bénévolat remarquable de nos membres depuis le début. Nous assumons ce travail dans l’enthousiasme de la défense d’une cause juste, mais au détriment de notre vie familiale et financière.

    Nous avons besoin de votre aide de toute nature (financière, pratique, logistique, scientifique, documentaire) nous permettant de défendre la qualité de notre vie et environnement ainsi que notre droit d’être consulté loyalement et démocratiquement sur tout projet. Grâce à votre soutien et approbation nous pouvons continuer d’agir de manière représentative, d’être entendu en justice et entreprendre toutes les démarches en vue de sauver, soigner et protéger nos Marronniers.