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Un plan d’abattage des 310 arbres de l’avenue Winston Churchill a été présenté à par la Région de Bruxelles-Capitale. Le Comité de Concertation de la Commune d’Uccle a émis son avis le 5/7/2006. L’ensemble de la procédure est pour l’essentiel, articulé autour d’un rapport et de constatations commanditées par la région il y a trois ans:
Cette expertise a été réalisée pour la Région exclusivement sur 128 arbres qualifiés déjà de «douteux», c’est-à-dire préalablement sélectionnés douteux par l’expert. Sur ces 128 arbres, 17 ont été abattus, les autres pouvant être conservés (dont 58 avec abattage conseillé, 33 pouvant subsister à court terme). Pour ces 58 arbres qui se situent exclusivement sur la partie Brugmann - Rond-Point Churchill, la motivation d’abattage est en fait essentiellement d’ordre économique: travaux d’élagage lourds, coûteux et permettre l’alignement des arbres après l’abattage de 14 sujets (parmi les 17 susvisés). L’argument ici n’est donc pas l’état de l’arbre, qui peut être traité, mais bien le coût de son entretien.
14 arbres seraient atteints d’une pourriture intérieure du tronc dans une mesure allant de 6% à 29% (moyenne de 19%). Cela signifie mathématiquement que 7 arbres ne sont atteints que dans une mesure non significative.
L’expertise évoque aussi le parasite Phytophtora et conclut qu’il commence à faire des dégâts, il n’est pas encore identifié avec certitude dans le cas de l’avenue Churchill. De plus, la recherche sur les 128 arbres jugés douteux ne relève pas la présence du moindre parasite.
Parmi les critères de «dangerosité, il est question de l’hétérogénéité des plantations en termes d’âge, les grands arbres handicapant la croissance des jeunes sujets. En quoi cela recèle-t- un danger?
L’étude infrarouge via le survol du site, a été réalisée le 15 juillet 2003, qui a été notoirement une année de canicule avec le record de chaleur battu: 40° (*). Sur les 336 arbres recensés à l’époque, 175 cotent 5/5, 85 sont seulement décolorés (*), 42 défoliés sur 1/3 du feuillage (*) et 8 avec une réflexion anormale. Comme depuis, 36 arbres ont été abattus, cette expertise ne concerne que 4 arbres!
Devant la Commission de Concertation, pour la Région, la situation est claire: les 128 arbres expertisés «jugés douteux» deviennent des «arbres diagnostiqués» ou «étudiés», ce qui est nettement différent. De ces 84% des arbres «étudiés» (en fait les douteux) la Région tire des conclusions pour 84% des arbres de l’avenue! -il est fait référence au parasite, alors qu’il n’y en a pas! -les troncs sont tous pourris à concurrence de 19% alors que cela ne concerne que 7 arbres au maximum.
La Commission de Concertation s’est réunie à des heures impossibles et lorsqu’il est fait référence à l’affichage, celui-ci est manifestement passé inaperçu de la majorité des citoyens: combien d’affiches apposées et où? De plus, la présidence était critiquable: questions sans réponses, interdiction de prendre la parole, limitation arbitraire des interventions, etc.
Enfin, la demande de permis d’urbanisme a été déposée sans plan de replantation. La Commission demande que la Région en dépose un et fait référence à l’article 191 du Code de l’Urbanisme, c’est-à-dire qu’elle en fait une question accessoire ne nécessitant plus de procédure de consultation alors que ce plan conditionne le réalignement de l’avenue!
L’Avis de la Commission de Concertation est donc contestable puisqu’il repose sur des données erronées: procédure expéditive, données de base dénaturées, etc. Il n’est en rien le reflet de l’avis de la population.
Les éléments précités démontrent que les arbres de l’avenue Churchill ne présentent aucun caractère de dangerosité prouvé et qu’il n’existe en tout cas aucune urgence à leur remplacement. Les arbres sont sains ou peuvent être traités. Car, si un arbre est malade, il n’est pas nécessairement dangereux et peut être traité ou soigné.
Nous nous opposons donc catégoriquement à l’abattage des marronniers de l’avenue Churchill ainsi qu’à leur remplacement et nous demandons:
NB. Si les arbres présentent un réel danger, pourquoi l’état des marronniers de l’avenue Albert seraient-ils plus préservés de ce degré de dangerosité? Ils vivent dans des conditions plus dramatiques: moins d’ensoleillement, subissent les mêmes pollutions, sans doute les mêmes degrés de pourrissement, les mêmes mauvais traitements dans leur élagage et en plus, à la différence de Churchill, sont affectés d’un parasite!